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Arrivée sur Maray-MichelDENIS

  

                                    

vue général-MichelDENIS

 

 

 

                                  

                          

                                       

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  A l'origine,Maray fut comme Doulçay,une villa Gallo-romaine.Située sur le territoire des Barons de Graçay,cette villa fut acquise au 9èm siècle par le chapitre de la cathédrale de Sainte-Croix d'Orléans.Dans un acte daté de l'an 851,Charles le Chauve,petit fils de Charlemagne énumère les biens dont il confirme la possession au chapitre et cite la "ville " de Maray en ces termes:<< Massacius cum villis et appendiciis.>> Maray avec ses villas et ses dépendances.Cette possession est affirmée plusieurs fois par les rois carolingiens,Louis IV,Lothaire,en 856,Louis V ( le fainéant),en 974,et capétiens,Hugues Capet (990) et Robert II le Pieux en 991.En 1150,une bulle du pape Eugène III confirme la propriété de l'église de Maray par le chapitre,à la suite sans doute de la réforme du pape Grégoire VII qui vers 1100,exige que les églises détenues par des laïcs ( la majorité) soient remises au Clergé.Au 12èm siècle,Maray dépendait à la fois du chapitre de Sainte Croix d'Orléans représenté par un prévôt et des seigneurs de Graçay qui petit à petit,malgré les privilèges d'immunité accordés par les rois,avaient pris en main les << pouvoirs banaux>>.Les << manants>> du village tirèrent avantage de cette dualité.Au début du siècle précité,les barons de Graçay pouvaient ,quand ils le voulaient, requérir les hommes de Maray pour l'entretien et la réparation de leurs châteaux.A tout moment,les paysans pouvaient être requis pour le service de << chevauchée >>.A la demande des chanoines,vers 1130,Renaud de Graçay accepte de réduire la corvée due pour l'entretien des châteaux forts à six jours et s'il garde le droit de conduire les hommes à la chevauchée,il doit passer par le prévôt du chapitre pour les convoquer.En 1145,toujours à la demande du chapitre,il accepte de supprimer ce service.En 1154,les jours de corvée sont réduit à trois;ils seront effectués en mai et seulement au château de Graçay.Renaud s'oblige à ne pas réquisitionner les biens des hommes de Sainte Croix et leur permet de vendre leurs récoltes comme bon leur semble,à condition de ne pas les vendre à ses ennemis avec qui il est en guerre.La coutume du vin est fixée au lieu de varier au gré du seigneur.Ce dernier se réserve le droit de pêche à Maray,un jour par semaine dans le Cher et ses faux-bras (le lit du Cher était plus important que maintenant et variait souvent).Les hommes de Maray bénéficiaient du droit les autres jours de la semaine.Toujours par accord entre les deux parties,les droits seigneuriaux sont réduit -ainsi le droit de panage.

L'Église Placée sous le patronage de Saint Aignan,évêque d'orléans-il résista à Attila-,l'église faisait partie du diocèse de Bourges.Vers 1840 ,l'Abbé Flandrin,originaire de Savoie,la fait complètement remanier,si bien qu'on ne peut savoir comment elle se présentait avant cette date.Il est possible que les parties les plus anciennes datent du XIè siècle (certaines maçonneries apparues lors des travaux de 1992 peuvent le laisser supposer).Une partie date du XIIIè ( le choeur à chevet plat).Le clocher fut construit en 1841 et le portail provient de l'église de Doulçay (cette dernière fut rattachée à la commune de Maray en 1834).L'intérieur a été voûté et recouvert de plâtre.

La Mairie-Ecole

   Vers 1840,Maray avait une école.L'instituteur,Mr Bot étant décédé,le Conseil installa l'Abbé Flandrin comme instituteur provisoire et lui alloua un traitement annuel de 116F.Il l'autorisa à demander aux parents des enfants fréquentant l'école,une rétribution mensuelle de :1F par élève apprenant à lire,1.50 F par élève apprenant l'écriture Six enfants pauvres seront instruits gratuitement.Le mobilier de l'école appartenant au maître décédé,ses héritiers en disposèrent et le Conseil vota une somme de 80 F pour un nouveau.La Municipalité préférerait sans doute un instituteur laïque car en 1853 elle refusa de donner le poste au directeur d'une << colonie agricole >> installée à Cigogneau et en 1856,ayant loué une maison pour le loger,réclama un instituteur communal à l'administration.Le 12 janvier 1862,le Conseil étudie le projet de construction d'une mairie-école.Le devis s'élève à 11091 F;900F sont prévus pour l'achat du terrain.Le plan est établi par l'agent voyer de l'arrondissement.Le Conseil sollicite une subvention et pour financer sa part de dépenses décide de vendre des terrain et l'ancien cimetière de Doulçay,ce qui est approuvé par le Préfet (09/10/1862).Primitivement,la construction était prévue au nord,près de la route de Mennetou mais,>>attendu que les crues inondent le terrain,qu'il faudrait faire un sous sol,que deux maréchaux et un débitant de vin et de liqueurs etc.le Conseil demande à M.Normand de lui céder le terrain où se trouve la Mairie.Le 27 mai 1866,les travaux terminés,la mairie-Ecole est bénie par le curé qui fait placer un autel sous le prèau.Ensuite,le Maire invite les conseillers à prendre place dans la salle de délibération qui se trouve à l'étage.

Le Presbytère

En 1855,à l'initiative de l'Abbé Flandrin,arrivé à Maray en 1833,le Conseil Municipal demande l'autorisation de construire un presbytère et pour la réalisation,vote un crédit annuel de 500F pour quatre ans (16/01/1855).Les plans dressés par l'architecte d'arrondissement,sont adoptés le 20 mai 1856.Le montant des travaux ne devra pas dépasser 6000F.Une subvention de 1000F est accordée par le Ministère de l'Instruction Publique et des Cultes.Mais les crédits initialement votés sont insuffisants et le curé réclame assez souvent des sommes que Conseil accorde en rechignant.La réception des travaux a lieu en novembre 1863.La dépense définitive s'élèveà 7422.06F.En 1864,la commune accorde encore 548F pour le mur de clôture.Cependant que l'école communale est en construction, et c'est laborieux à cause de la négligence de l'entrepreneur,l'abbé Flandrin fait ériger une école confessionnelle de jeunes filles (1864-1865).Ses ressources devaient être insuffisantes pour l'entretien de l'établissement car,à plusieurs reprises,en 1865,il demande à la Municipalité de le prendre en charge.A chaque fois,il essuie un refus.Déjà ,en 1864,le Conseil avaitrefusé d'employer un instituteur cogréganiste,prèférant un laïque << pour la qualité de son savoir>> et << qui a suivi des études pour son métier>>.A cette époque,les relations entre la Municipalité et le prêtre manquaient de chaleur,si l'on peut dire.La raison en est peut-être dans les demandes de subsides,incessamment renouvelées de l'abbé pour l'agrandissement de l'église et la construction du presbytère (11 pièces).La dernière délibération prisse pour motiver le refus de prendre l'école libre en charge semble l'affirmer.D'un très long exposé,extrayons quelques attendus.---attendu qu'avec une complaisance trop peu modeste,Monsieur le Curé exalte très haut les travaux qu'il a fait faire lui-même à l'église et à latour de l'église de Maray,les sommes qu'il a payées à cet effet de ses deniers personnels,l'acquisition d'une horloge,enfin la construction de la maison où il a établi l'école libre des filles sous la direction des soeurs religieuses,---attendu que la Commune de Maray a payé dans les réparations de l'église et la reconstruction de la tour,toutes les sommes votées par le Conseil,qu'a cet égard même,la Commune a dépassé ses ressources qui dans l'origine avaient affectées à ces travaux;que si Monsieur le Curé,sans y être au demeurant forcé,a cru devoir dépenser dans l'ensemble et de ses deniers personnels une somme qu'il dit s'élever à trois mille deux cents francs,somme qu'il semble regretter aujourd'hui,il a tort de s"en plaindre,puisque,en se mettant à l'oeuvre selon l'expression,il n'a satisfait qu'au plaisir,qu'au goûtpeut-être trop ardent chez lui de construire et de s'occuper de travaux manuels.OR,TOUT PLAISIR SATISFAIT REVIENT TOUJOURS FORT CHER........................En ce qui concerne le fond de la question,savoir si le Conseil doit admettre comme établissement communal l'école libre des filles.......attendu que l'école construite par la Commune peut contenir au moins 90 enfants,qu'en ce moment l'École de garçons ne compte que 20 élèves,que celle de filles en compterait 24,ce qui donnerait par suite des absences et des maladiesune moyenne de 40 enfants des deux sexes fréquentantles écoles;----qu'il est évident qu'un seul instituteur peut très facilement donner ses soins à quarante élèves et les instruire sans peine en supposant les enfants des deux sexes réunis sous une seule direction ainsi que le veut le projet primitif etc....---- pour ces motifs,le Conseil déclare à l'unanimité,n'y avoir lieu de reconnaître communal,l'établissement libre.

 La Foire de Maray 

 Tous les ans dans la prairie dite de Maray ,entre le village et le ruisseau la Prée,se tient la foire dont la réputation,depuis des temps immémoriaux,s'étend très en Touraine,en Sologne et surtout en Berry.Pendant des siècles,elle eut lieu le 14 septembre,jour de l'exaltation de Sainte Croix dans ce pré qui appartint au Chapitre de la Cathédrale Saint Croix D'Orléans jusqu'en 1791.On peut supposer qu'elle fut créée par le dit chapitre.Quand? La trace la plus ancienne de l'existence de la foire est le rappel d'un document de 1233 cité dans un inventaire des titres du chapitre de sainte Croix établie en 1768:<< Vente faite au chapitre par Etienne Brédini,prévôt de Maray,d'un droit qu'il avait sur la foire tenue à Maray le jour de l'exaltation de la SainteCroix>> (A.D. du Loiret).Dans les accords passés entre les chanoines et les seigneurs de Graçay,entre 1120et 1136,il n'est jamais fait mention de la foire.Du XVè au XVIIIè siècle,les taxes perçues sur la foire étaient partagées entre le seigneur de Maray,c'est à dire le chapitre de Sainte Croix et le seigneur de Saint Loup,en font foi,un acte de partage en date du 7 octobre 1433 A.D. deL'Indre) et le tarif du 8 juillet 1701 établi par le seigneur de Sauveterre ( Voir Saint Loup).En 1737,le curé de Maray (peut-être représente-t-il le chapitre)cède à bail les droits de plaçage à deux habitants du village.Après la Révolution,c'est la commune qui,après enchères,et pour neuf ans,cède la perception des droits à un <<piageur>>.C'est un placier professionnel car il est parfois difficile de faire payer certains forains.Le placier doit respecter un cahier des charges établi par le Conseil Municipal.Sur le terrain de 5 hectares,la foire s'organise selon un plan établi de longue date.Longtemps, comme dans les villes du moyen age,les commerces se groupaient par professions dans un espacesdélimités par des rue portant un nom sur un poteau indicateur:rue du Bourg,rue des Ramées,Allées du bal,etc..... C'est moins vrai maintenant,mais les rue existent toujours.De nombreuxgitans,roms,tziganes,arrivés largement 8 jours à  l'avance s'y retrouvaient et se retrouvent encore en famille ou en clan (parfois le roi des gitans était présent) avant de reprendre leur errance sur les routes de France.Installés à droite et à gauche de l'entrée du bourg,on les retrouve le jour de la foire,disant la bonne aventure (Mme Irma) ou tenant des jeux d'adresse.A Gauche ,se tiennent les attractions foraines,à droite le marché aux victuailles,les étalagesde vêtements,d'outillages,d'ustensiles de cuisine etc...,mais depuis quelques années ,la répartition est moins rigoureuse.

  Au fond du champ,près de la Prée,sont exposés les matériels agricoles et à l'attache,les bestiaux:vaches dont le nombre dépassait souvent les quatre cents,chevaux,moutons,ânes,mulets,etc.... Au siècle dernier,l'on trouvait également des troupeaux d'oies et de dindes.Cités au tarif de 1839,les empiriques (médecins charlatans),les marchands d'orviétan (médicament universel) à cheval ou en voiture,les montreurs de curiosités ou d'optiques,les baladins et sauteurs,ont disparu.Les ménétriers qui faisaient danser sur l'herbe,les Solognot avec les Berrichonnes (d'où mariages parfois) ont cédé la place aux bals parquets qui eux aussi,ont disparu.Au milieu de notre siècle ,<< les marchands de chansons,de complaintes et de de cantiques>> (excepté ces derniers) faisaient encore chanter les gens groupés autour de l'orchestre.Quelques fois une complainte ou une chanson sentimentale amenait une larme au bord d'un cil.Les bardes solognots,Chevaliers et Sandré chantaient << A la Fouée d'Maray>> et décrivaient avec réalisme les plaisirs et les attractions que l'on pouvait trouver sur la foire,des herculesqui jetaient le gant à un compère et
<< D'autres qui font danser la ourse
Et pendant q'vous les r'gardez
y en a qui vous vole voout'bourse
A la fouée d'Maray (bis)
Maintenant on vend des cassettes,cd,etc....
Longtemps,et quand le temps le permettait,il fut de tradition de manger sur le <<peliau>>,en particulier,venus des environs du Lot,les melons entassés en pyramides dans la rue qui leur était réservée.Mais le ciel n'est pas toujours favorable.En 1965,le champ était recouvert de 10 centimètre d'eau et la foire eut lieu,dans des conditions biens difficiles,à l'Ile Sèche,près de la ferme Sainte Croix.
Après la dernière guerre,en semaine,les visiteurs ne venaient plus en bataillons serrés comme autrefois.Il était fini le temps où les usines des environs chômaient ce jour là et où << les gars de Vierzon>> retournaient dans leur ville,le lendemain matin,en empruntant les péniches du canal du Berry.Aussi,la Municipalité a-t-elle, opportunément fixé la date de la foire de Maray au deuxième samedi de septembre,et la manifestation a retrouvé l'affluence.Mais,elle a maintenant changé de visage.On y voit plus le cirque <<Pezon et Bidaine>> ou >>La ménagerie Lorraine>>,non plus de lutteurs ou de femme sans tronc.La partie foraine n'accueille plus que quelques manéges,par contre,les loteries paraissent de plus en plus nombreuses.Toujours plus importante en superficie c'est maintenant un très grand marché où ,l'automobile aidant,on ne s'attarde plus comme autrefois;mais où l'on a plaisir à prendre un bain de foule et à retrouver des connaissances.En août 1974,un événement insolite eut lieu sur le champ de foire:La première Convention Évangélique Tzigane,qui avec l'autorisation de la Municipalité rassembla plusieurs milliers de personnes.Les roulottes tirées par des chevaux,les caravanes,les camping-car affluèrent de partout.Il y avait là,réunis des représentants de Roms,originaires de l'Europe Centrale,les Gitanos venus d'Espagne,les Manouches et les voyageurs (Français ayant pris la route).Tous venaient écouter la bonne parole de leurs pasteurs,prier et pour certains recevoir le baptême par immersion au cours de cérémonies animées par un orchestre de guitares.

Le château de la Plaudière

A partir de 1860,un important industriel Porcelainier de Vierzon,Adolphe Hache,achète des terrains dans les prairies de Doulçay et de Thénioux.En 1864,il se rend acquéreur de la plupart des biens nationaux acquis par Charles Pommeret en 1791 (voir Doulçay).De plus ,il est bientôt propriétaire de la Petite Brosse,de la Soudieuse et des Bruyères (La Berveuse).En 1869,près de la métairie de la Plaudière qui,entre- temps avait appartenu à un nommé Bricon,il fait élever le château devenu propriété de la famille Heurteau.
 Le Remembrement

jusqu'au milieu du XXè siècle,Maray avait un aspect bocager.Les champs,nombreux et pour la plupart peu étendu,étaient entourés de haies vives,épaisses,plantées d'arbres et d'arbrisseaux.Des chemins ombragés,plus de quatre vingt dix kilomètres,serpentaient dans la campagne.Dans le Val,les prairies dites de Saint Georges et de Doulçay étaient divisées en une multitude de petites parcelles.En 1960,des opérations de remembrement rendues nécessaires par les conditions modernes de culture,bouleversèrent le paysage.

Les terres furent regroupées,les haies arrachées et les chemins sinueux et vagabonds redressés ou supprimés.Une vaste partie de la commune prit ainsi un nouveau visage.Le pittoresque succomba devant la rentabilité.

   La Période des Moissons

La marquise de Sévigné a évoqué dans l’une de ses lettres le plaisir qu’elle avait pris à faucher quelques épis de blé lors d’une après-midi de moisson. Mais elle n’avait consacré qu’une demi-journée à cette activité fort éreintante pour ceux qui en vivaient !
Autrefois, c’était à la faux que l’on coupait les épis, qu’ils soient d’orge, d’avoine ou de blé. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que se sont généralisées les faucheuses. Ces engins à vapeur coupaient les épis sur leur côté droit et il fallait donc quand même encore utiliser la faux tout le tour du champ sur une zone de la largeur de la machine pour ne pas perdre le grain. Par ailleurs, les premières faucheuses ne liaient pas les gerbes : femmes et enfants devaient suivre derrière la machine pour ramasser les épis et les attacher. Les faucheuses-lieuses ont remplacé les faucheuses peu avant la Seconde Guerre mondiale

                Les gerbes liées restaient sur place dans le champ jusqu’à ce qu’elles soient bien sèches, afin d’éviter des condensations ou fermentations pouvant se transformer en combustion. Ensuite, chaque fermier allait en charrette les chercher et les ramenait dans la cour de sa propre ferme en de gigantesques tas.
Jusqu’au XIXème siècle, voire le début du XXème siècle dans les régions les plus pauvres, le battage pour séparer le grain de la paille s’effectuait au fléau. "Les difficultés sont multiples, raconte Van Gennep. Il faut d’abord apprendre à faire pivoter le petit bâton au bout du grand ; comme bien d’autres, j’ai commencé par me l’envoyer sur la tête ; il y a une petite torsion du poignet à donner ; dès qu’on a saisi le truc, le travail est deux fois moins pénible. Ensuite, il faut savoir se déplacer sur l’aire selon une sorte de pas de danse qui rappelle celui des dindons faisant leur cour ; et réussir le mouvement sans se déhancher, ni se donner un tour de reins et aussi en ne se baissant en avant qu’à peine ; sinon, on est vite fourbu. La troisième difficulté consiste à garder la cadence imposée au début par le chef d’équipe et, pour ce faire, il faut économiser son souffle, combiner à la fois les mouvements des bras et ceux des pieds. J’ai vu de bons batteurs manœuvrer à l’entour de l’aire sans presque mouvoir le corps et arriver au bout des dix à douze heures de battage sans épuisement" Toute la famille est mise à contribution mais aussi les voisins (à charge de revanche) ainsi que des équipes d’ouvriers agricoles qui tournent d’une exploitation à l’autre au moment des
moissons puis des battages.
À partir du XXème siècle sont arrivées les batteuses, d’énormes machines impressionnantes qui passaient de ferme en ferme pour battre les gerbes qu’on y avait rassemblées. Pour une petite ferme, la batteuse travaillait une journée ou une demi-journée seulement, avec là encore beaucoup de monde pour l’aider. Il fallait une vingtaine d’hommes : deux installés en haut de la machine qui y enfournaient les gerbes qu’on leur tendaient, d’autres pour les leur tendre, d’autres pour ligoter la paille, les plus costauds enfin pour lier les sacs de blés (50 kg minimum) et les monter dans les greniers.
             Tout cela dans un grand bruit de moteur à vapeur et dans une nuée de poussière de paille ! Rien n’était perdu : la paille bien séchée servait de litière aux animaux l’hiver et les "balles" (coques des épis) étaient donnés aux lapins. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’apparurent dans les exploitations petites et moyennes les moissonneuses-batteuses : faucheuses, lieuses et batteuses à la fois.

          "Manger comme un batteur", dit un dicton alsacien, car l’appétit des batteurs était devenu proverbial. Lorsque le battage était fini, la journée se clôturait sur un solide dîner, bien arrosé, sur de grandes tables en bois dressées dans l’une des granges de la ferme. Y participaient tous ceux qui avaient aidé – et certaines fermes étaient plus recherchées que d’autres pour le travail car on y mangeait mieux ! Tard dans la nuit, chacun rentrait chez soi… pour mieux recommencer le lendemain : pas question de chômer en période de moissons, le grain n’attend pas !

 

Les Maires de Maray 

                du

       XIX au XXI siècle

 La Municipalité instituée en 1790 a ,à sa tête Christophe Méret.Le greffier est Jacques Martin.
En 1793,Pierre Lambert,propriétaire à Doulçay est Maire et François Gabriel,adjoint.
Sous le premier et second Empire,sous la Restauration,les maires sont nommés par le pouvoir.Il choisit parmi les propriétaires les plus importants.
En 1837,c'est Claude Martin (Les Barrés)
De 1836 à 1843 Louis Pommeret (Cigonneau),il est également conseiller Général de 1836 1846.
André Moufle (Les Gaudions) lui succède en 1843.
De 1846 à 1871 ,ce sont les propriétaires de Bel-Air  Jacques,Prosper Paumeau,puis Ferdinand Poignard qui sont les premiers magistrats.
En 1848,la seconde République est proclamée et le suffrage universel institué.Un nouveau conseil est élu le 20 juillet se réunit le 15 août pour élire le Maire et l'Adjoint.
L'élection du maire donne lieu à une lutte très vive.Au troisième tours de scrutin,Prosper Paumeau (Bel-air) l'emporte sur Claude Martin (Les Barrés) au bénéfice de l'âge,ayant chacun 6 voix.
 A partir de 1871,sous la IIIè République,le maire est à nouveau désigné par le conseil municipal.

Sylvain Bouchault  maire 1871 à 1873

Jolly Alexandre 1873 à 1875
 Poignard Ferdinant 1875 à 1881

Guillemain Sylvain 1881 à 1884
 Les maires ayant exercé le plus longtemps sont:
 Pierre Belliard 1886 à 1908
  Pierre Groussin 1911 à 1918
  Tournay Georges 1925 à 1929
 Daudu Alfred 1929 à 1938
  Joubert Aimé 1945 à 1953

( Georges Daudu 1953 à 2001  )
  ( les Barrés) qui fut également Conseiller Général )
 La famille Bouchault a fourni des adjoints 1843 à 1865.
 
 Depuis 2001 Antoine Heurteau

 

        

    

  

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